La compagnie

En 2003, Tàbola Rassa, présente son premier spectacle: “L’avare” d’après Molière. Créé à Barcelone, fruit de la collaboration d’Olivier Benoit,  Jordi Bertran et Miguel Gallardo, il est accueilli chaleureusement, par le public et les professionnels catalans et espagnols, puis par les français, brésiliens, tchèques, suisse, portugais, norvégiens, anglais, italiens, écossais, turcs etc. puisqu’il se jouera dans une vingtaine de pays.

Au cours des tournées et grâce à la contribution de nombreux collaborateurs et proches (Delphine Lancelle, Maria Rego Barros, Sara Sanchez, Valérie Vidal, Carole Montaigne, Susanna Giménez Bou, Jessie Morin, Tom Godwin, Adyo Pueyo, Alain Baczynsky, Julio Michel, Luiz Boy, Cia Toni Albà, Cia Pupella-Nogués, Cia Cònica Lacònica...), « L’avare » est devenu une modeste référence du Théâtre d’objets et s’est joué, depuis sa création, avec une fréquence moyenne de 60 représentations par an, en quatre langues(catalan, espagnol, français et anglais).

Cet aspect transfrontalier du parcours de la compagnie pousse Olivier Benoit, acteur et directeur de la compagnie, à s’entourer de collaborateurs de divers horizons : Jean-Baptiste Fontanarosa, acteur français, pour la version française ; Asier Saenz de Ugarte, acteur basque installé à Londres, pour les autres versions. Cependant que Jorge García, technicien basque vivant à Barcelone, assume la direction technique et Sadock Mouelhi, technicien toulousain, la suppléance.



C’est cette même équipe qui créera, en 2009, « Fables », deuxième spectacle de la compagnie, autours de l’œuvre  de Jean de La fontaine.

Si notre premier spectacle évoquait la raréfaction de l’eau potable et utilisait pour cela des objets en relation avec ce précieux liquide, notre deuxième travail aborde les conséquences de notre production colossale de déchets et, à cette fin, les utilise comme un « outil théâtral », qu’il soient accessoire, attribut, scénographie ou qu’il soient « marionnettisé ».

Dans les deux cas, c’est bien de la destruction de la nature par l’homme dont nous voulons parler. Et pourtant dans les deux cas nous recherchons un Théâtre accessible mais élaboré, pauvre par ses moyens mais riche par son pouvoir d’évocation, un Théâtre qui dénonce sans être didactique… un Théâtre, enfin, où trône en roi l’imagination et l’intelligence humaine.